Je vote sous X pour les présidentielles de 2024

- En 2024 je voterais pour X. Et je poserais une seule condition à ce X : qu’il ne soit pas de la famille proche ou lointaine ou par alliance du président actuel Zine El Abidine Ben Ali.
- Je m’engage à répertorier comme je peux, sur internet, les personnes aptes à devenir président de la république Tunisienne.
- Je m’engage à me rendre disponible autant que je peux pour discuter de ces idées au prés des membres sérieux du RCD.
Ce qui est sûr, c’est que nous aurons un nouveau président en Tunisie en 2024. Il est possible que nous en ayons un avant, mais en 2024 c’est sûr. J’apprécie énormément le travail, la ténacité et les sacrifices que font tous ceux qui veulent un changement maintenant. Mais à mon grand désespoir, mon cerveau est cablé de telle manière que je ne peux pas répéter la même chose des milliers de fois jusqu’à ce que ça rentre dans la tête des gens, je ne suis pas tenace et je ne tiens pas tête à l’adversité naturellement.
Il faut savoir que je gère des projets pour vivre, et en cette qualité je sais que pour atteindre un objectif non trivial, c’est à dire pour un projet qui dûre plus que quelques semaines, il y a deux types de temporalité : l’immédiateté et la prospective. Il y avait donc bien un rôle pour moi dans ce projet commun. Alors je me suis dit que j’allais aider comme je pouvais : je vais m’occuper à préparer les présidentielles de 2024. Pour assurer les arrières.
- En 2024 je voterais pour X. Et je poserais une seule condition à ce X : qu’il ne soit pas de la famille proche ou lointaine ou par alliance du président actuel Zine El Abidine Ben Ali.
C’est que j’ai revu mes ambitions à la baisse. A cette étape de l’histoire de nôtre jeune Tunisie, on devrait en être au pluralisme et à l’alternance à la présidence. Or nous avons pris du retard sur notre projet commun. En gérant des projets, j’ai appris que confronté à des objectifs aux risques (incertitude) élevés, il fallait choisir le plus essentiel et ce concentrer dessus. Il vaut mieux atteindre un seul objectif que d’essayer d’atteindre plusieurs et n’en atteindre aucun. On peut toujours atteindre un seul objectif, si on le choisi bien. Notre objectif principal sous le mandat Ben Ali était le pluralisme l’alternance à la présidence. Or nous ne l’avons pas atteint. Nous avons pris du retard.
Quand on prend du retard, la situation change, et il faut revoir ses objectifs. C’est pour cela que mon objectif principal maintenant, c’est d’avoir un président méritant en 2024. Ensuite nous reprendrons les objectifs, et peut être que le pluralisme et l’alternance redeviendrons des objectifs principaux.
En quoi est ce que des parents de Ben Ali ne sont pas méritants?
Une petite discussion qui avait commencé sur la propriété intellectuelle avait fini sur les libertés individuelles et la philosophie de la loi. Une loi est toujours une atteinte à la liberté et donc une violence. Alors on ne restreint les libertés des gens qu’après s’être assuré de deux principes :
- La loi est essentielle (L’absence de la loi nuit à tout le monde)
- La loi pénalise le minimum de gens (On s’assure que les limites de la loi sont bien définies)
Un parent proche ou lointain ou par alliance d’un président n’est pas éligible à la présidence de la république. Voilà une loi. Ce n’est pas une question de mérite et d’individus. C’est une question de système. C’est une loi. Avec cette loi, le système marche mieux et son absence nuit à tout le monde. En démocratie, le pouvoir devrait être distribué au mérite : plus tu est intelligent et talentueux, plus tu a du pouvoir. Or le pouvoir s’agglutine, il génère le pouvoir, c’est le talent d’Achille de la démocratie. En l’absence de cette loi, on risque l’accumulation de pouvoir sur des critères autres que le mérite. On est même sûr, d’un point de vue historique que cela va arriver. Le dernier exemple de fiasco en date doit être celui de la famille Bush qui a laissé la démocratie la plus puissante du monde dans un état lamentable. On ne peut pas laisser l’avenir de notre pays au hasard des individualités, nous devons avoir une protection systémique contre ces dérives : une loi. Cette loi est essentielle. Et le nombre de gens qu’elle affecte est minimal.
Comment faire?
Il y a quelques temps j’ai regardé un reportage sur les bédouins du Sahara Marocain. Une petite tribu qui vit dans une oasis a une fascinante démocratie nominative pour élire le gestionnaire du puit. Pendant un quart d’heure le gestionnaire sortant était là à argumenter pourquoi il ne voulait pas être reconduit, mais il à été reconduit quand même. J’ai trouvé que c’était une bonne méthode pour résoudre la pénurie de candidats et l’absence d’information qui sont des problèmes majeurs dans la situation actuelle de la Tunisie. D’ailleurs c’est la méthode adoptée par le RCD pour élire Ben Ali candidat en 2009.
- Je m’engage à répertorier comme je peux, sur internet, les personnes aptes à devenir président de la république Tunisienne. Et je vous invite à m’aider.
Vous noterez que je n’ai pas exclu un membre du parti RCD du candidat X. C’est que je suis quelqu’un de raisonnable comme vous avez pu constater. Le RCD a été pendant longtemps le parti unique en Tunisie, il a 2 500 000 adhérents et probablement 99% des compétences et éxpériences politiques Tunisiennes. Nous avons 15ans d’ici l’échéance de 2024, il n’est pas déraisonnable d’espèrer qu’un technocrate apolitique fasse ses preuves et acquiert de l’éxpérience; mais quitte à assurer nos arrières, n’excluons pas les membres du parti RCD.
Cela dit, cette grosse oligarchie qu’est le RCD est la cause principale de l’échec de la pluralité pendant toutes ces années. Je les tiens pour responsables. Je pense que cette grosse structure à besoin de réformes plus encore que le pays. Et si vous voulez le fond de ma pensée, cette structure a besoin d’une scission. C’est une solution qui a été éprouvée en économie, et il y a une loi pour ça : ça s’appelle la Loi Anti Trust.
Mais on n’a pas besoin d’en demander tant au RCD. Au jour d’aujourd’hui, il n’y a pas plus apte que le RCD à livrer un excellent X aux éléctions de 2024. Et c’est tout ce qu’on demande. Un candidat dont la victoire est tellement assurée, qu’il peuvent se permettre de laisser les concurrents s’activer sur le terrain et les médias. Un candidat qui affronte les autres candidats dans des débats et gagne. Et ils peuvent le faire, mais pour cela il leurs faudra réformer leurs bases (الشعب و لجان التنسيق) pour qu’ils ne faussent pas les éléctions par simple habitude et leurs sommets pour qui’ils dégagent X.
- Je m’engage à me rendre disponible autant que je peux pour discuter de ces idées au prés des membres sérieux du RCD. Et je vous invite à faire de même.
Pourquoi la situation est grave pour la Tunisie?
Le problème majeur en réalité, n’est pas celui des éléctions, ni de la pluralité ni même de la démocratie. C’est encore plus grave que cela. C’est un problème sociétal : un problème de confiance. Faut il rappeler que sans confiance, il n’y a pas de société. Tout marche à la confiance : le transport, les banques, le commerce,… tout. Et on ne construit pas la confiance en quelques années. C’est pour cela que c’est grave. Nous avons pris du retard. Pire encore on peut perdre la confiance, en une fraction de seconde. Cette bète est très difficile à manier. En réalité il n’y a que deux manières de construire la confiance :
- La délégation d’autorité (Je vous fait confiance, donc je fait confiance à ceux à qui vous faites confiance)
- L’historique (Je connais votre historique)
Ce qui est problématique c’est que nous en sommes à un point ou la délégation d’autorité n’est plus applicable : il n’y a plus d’autorité. Et je ne parle même pas de politique. Le système médiatique est tellement pourri, que s’il y a des autorités (intellectuelles par exemple) il est impossible qu’on les connaisse, ou si on les connais elles ne peuvent pas s’exprimer librement, donc on les prend pour des cons. Au début de la république, Bourguiba à bénéficié d’un bonus d’autorité que nous n’avons pas sû faire fructifier, et je fais porter encore une fois la responsabilité au RCD. Mais nous n’en sommes plus là. C’est pour cela que je me propose de répertorier les autorités Tunisiennes sur internet.
Les problèmes de confiance affectent notre vie de tous les jours. Pendant le mois de ramadan, quand on dit au tunisien qu’il n’y aura pas peinurie d’oeufs, il sacce quand même les supermarchés et en conséquence il y a peinurie. Les taxis n’ont pas confiance, les policiers n’ont pas confiance, les juges n’ont pas confiance, les journalistes n’ont pas confiance,les hommes d’affaire n’ont pas confiance , lles hommes politiques n’ont pas confiance. Chacun pour soi. Pas de société. Le seul moyen qui reste de bâtir la confiance c’est l’historique, et ça, ça va prendre du temps. Le plus tôt on commencera, le mieux ce pays se portera.
“Leaky abstractions” comme un art de vivre

La plus ancienne base de données du monde : un cimetière
La conversation a commencé juste après le barcamp . Nous sommes allés prendre un petit café, Jazem, Houeida, Hatem, Kais et moi; et la conversation avait tourné autour des bases de données. Plus tard la conversation à continué entre Kais et moi par messagerie instantanée. Et encore plus tard avec Pr. Hatem Ben Sta au Caire. Ce que j’essayais d’expliquer, en mode non structuré mais caractéristique des conversations en direct, c’est pourquoi je me méfie des ORM, pourquoi nous n’utilisons pas de framework à ALIXSYS et comment on fait.
Quand vous écrivez une application qui, d’un côté est basée sur un modèle objet, et d’un autre côté fait appel à une base de donnée relationnelle pour stocker les données, vous avez la désagréable impression de vous répéter et que toutes ces lignes de codes ordonnant a vos objets de s’enregistrer sont de trop. C’est normal. C’est que, comme l’expliquait Dan Ingals (à moins que ça ne soit Alan Kay, citation approximative de toutes façons) : “Dans la vraie vie, quand on rempli un Verre d’eau, on ne lui demande pas de se “mémoriser” juste après. ça n’a pas de sens.” Un système basé sur un modèle objet devrait gèrer le stockage des données de manière transparente, sans intervention du programmeur.
L’utopie constructive de la télépathie (YAWGSBT)

Yet Another Why Google Should Buy Twitter. Ces derniers temps la mode et aux articles expliquant pourquoi Google devrait racheter twitter. J’ai décidé d’ajouter ma petite pierre à l’édifice.
Si vous êtes un utilisateur de twitter, vous avez peut être eu l’occasion de ressentir un “twitter moment”. Un twitter moment, c’est quand vous réfléchissez à haute voix sur twitter et qu’une voix étrangère vient corroborer vôtre réflexion. C’est déroutant. Déroutant mais jouissif. Par exemple : Vous dites “J’attend le bus depuis 30min, je vais être en retard” et une voix étrangère @taxidriver vous répond immédiatement : “Je viens vous chercher?”. Vous ne connaissiez pas @taxidriver auparavant, mais il va vous rendre immédiatement service.
Il est important de souligner ici la différence dans l’expérience utilisateur entre Google et twitter. Dans Google il faut chercher une information, même formuler une recherche. Dans twitter il vous suffit de communiquer votre état pour que des options vous soient présentées. C’est comme si il suffisait d’y penser. En tout cas ce n’est pas très loin.
Rapprocher la responsabilité de l’utilisateur
Les systèmes automatiques sont faits pour effectuer des opérations complexes tout en cachant la complexité a l’utilisateur. Si on ne fait pas attention en les concevant, ils cachent aussi la responsabilité. Pour pallier a ce problème, souvent, on ajoute des fonctionnalités de traçabilité : historiques et autres artefacts. Alors qu’il serait beaucoup plus effectif de concevoir le système dés le départ de façon à garder la responsabilité proche de l’utilisateur.
La responsabilité à un cout. C’est une sorte de taxe qu’on paie sur tous les produits qu’on en soit conscient ou pas. Quand elle est inscrite sur la facture, la responsabilité porte souvent le libellé : “Frais de gestion” ou “Assurance qualité”. Mais souvent, elle est sous évaluée. Bien évaluée, la responsabilité représentera probablement plus que 30% de la facture. Prenons un pain par exemple : c’est de l’eau, de la farine et du travail du boulanger. Dans le prix du pain, il y a le cout de la responsabilité du boulanger qui doit s’assurer que le pain est commestible et qu’il est de bonne qualité. D’ailleurs c’est principalement pour cela que les boulangers ne se valent pas. Mais il y aussi le cout de la responsabilité des services d’hygiène nationaux qui vérifient que les normes sanitaires sont respectées. Il y a le cout de la responsabilté de celui qui a vendu la farine et de celui qui a vendu l’eau et celui qui a loué le local. Chaque fois qu’il y a travail, il y a responsabilité et il y a un cout.
Les interfaces web de saisie rapide
La désynchronisation des activités est l’essence même de Ajax, c’est le “A” dans “Ajax”. Ces derniers temps, on commence a utiliser le terme “Ajax” pour dire “XMLHttpRequest” ce qui était prévisible : personne ne peux dire “XMLHttpRequest” sans attraper le hoquet.
Comme vous le savez déjà nous sommes en train de développer un Progiciel de Gestion Intégré (PGI) pour un grossiste en pharmaceutiques en Tunisie. L’activité de grossiste pharmaceutique est très particulière pour deux raisons :
- le secteur pharmaceutique est relativement ancien et bien développé ce qui fait qu’il y a des “traditions”
- le secteur pharmaceutique est très régulé pour des raisons de santé publique évidents
L’une des particularités du secteur c’est le traitement d’un nombre de commandes élevé dans une plage horaire très restreinte. Pour vous donner un ordre d’idée, ici, on traite à peu prés 900 commandes par jour dont 400 entre 11h et 13h. Il faut donc une logistique adéquate.
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